Vendredi 15 septembre 2006
Je sssuuuuuuis la féééééée sAAlaud!J'exAUUUceh vos voeux!
Un mélange de Pinochio (transformé en ane), de Shrek et vous obtiendrez la Fée Salaud. Curieux la facilité avec laquelle on peu détourner un personnage de conte de fée pour le transformer en créature complètement différente et ringarde.
Et détourner les Contes, j'ai toujours adoré ça...un petit rappel, avec le Petit Chaperon Rouge, qui ici devient l'objet du désir du loup, métaphore de la bestialité du Mal en rut (mwahahaha). Car ce qui guette la jeune fille à travers bois, c'est bien l'adulte, mais surtout l'inconnu, celui qui pourrait faire du mal à l'enfant. A croire que déjà on conseillait aux enfant de ce méfier des grands à tendances zarbes...
Aussi détourné la Belle et la bête, mais cette fois en métamorphosant la Belle en crapeau...pour changer un peu quoi...y'en à marre de voire toujours de belles pimbèches embrasser des créatures gluantes pour qu'elles se transforment en Prince...
Le conte a toujours eut une portée Universelle, et qui atteint facilement sa cible. La prochaine fois, je m'attaque au mythe de Cendrillon, ou plutôt, à Cucendron, le véritable nom de la belle écervelée...(et je rigole pas!)
Par Miss_Dragoon
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Dédicace à Gwendo la Barbare, c'est pour toi la puce, amuse toi bien!
Rues vides, nuit sombre, lampadaire éteint, vent glacé…Tout me laissais froide. L’allée était vide, comme toujours à minuit en plein hiver. Et voilà encore que je me les pellais pour sauver les fesses de mon supérieur…« Dailah, tu vas aller enquêter dans le quartier noir, j’en ais marre de ces cadavres qu’on ramasse à la pelle ! Je te donnes, disons…un mois pour me trouver l’enflure qui commet tout ces meurtres. Ca commence maintenant ! »Il m’avait encore rendu ce sourire d’un homme satisfait de lui-même. « Très bien Monsieur Grengs, à vos ordre ». Je ne sais pas ce qui m’a empêché de lui décocher une bonne droite…sûrement le fait que j’aurais été bien avant lui à l’hosto…Mon boss, c’est le colosse d’acier, le buldog échappé d’un chenil ; moi je ne fais pas le poids, du haut de mon petit mètre soixante…Un courant d’air s’amusa à remonter le long de mon dos…je frissonnais. La nuit n’est jamais clémente, surtout quand on fait le guet depuis quatre heures sans bouger. J’allumais ma lampe de poche, mes mains glissèrent sur le manche. Elle tomba… Bruit d’une bombe... Merde. Je m’injurie, tout en pensant à un tendre sandwich imaginaire. Depuis cinq ans que je bossais au service des affaires de ‘meurtres inexpliquables ’, j’enchaînais les missions à fort danger climatique, et je n’avais résolu qu’une seule affaire…Mes yeux fouillèrent une nouvelle fois les ténèbres avant de me résigner « Ce ne sera pas ma deuxième affaire classée… ». Je soupirais, un nuage se forma devant ma bouche. Un bruit…je m’arrêtais de respirer…quelqu’un venait, et à pas feutré. D’un coup je me retournais ,prête à donner de bons coups dans mon possible agresseur.Personne…tan…« Auriez-vous du feu ? » Je sursaute. Un type ce tient devant moi, dans le noir je ne vois que deux choses de lui : ses yeux émeraudes et ses dents…« -Vous avez fait exprès ou quoi ? j’ai frôlé la crise cardiaque !-excusez moi, mais je tiens peu à recevoir des balles dans le ventre…-Pourquoi voulez-vous que je vous troue le bide ?-Et bien…vous serrez un peu trop votre pistolet dans votre poche…-Comm…seul un assassin, bandit ou meurtrier aurait put s’en rendre compte !-Comment dois-je prendre cette remarque ?Ses yeux brillaient d’un étrange lueur…et il montrait avec obstination de longues canines…-Je veux le même dentiste que vous…Il me fit un large sourire, du style ‘gravure de mode’- Vous êtes comme ça avec tout les inconnus qui passent ?- Non, seulement avec ceux qui se promènent dans une rue non-éclairée à minuit et qui manque de me tuer.- Je dois me sentir concerné là je pense…- Vous êtes perspicaces !Il se rapprocha de moi…j’ai toujours eut une sainte horreur des gens qui se collent à vous comme des sangsues…ça me dégoutte, c’est simple…- Vous empiétez sur mon espace personnel…- J’aimerais savoir si vous avez du feu, c’est tout…Large sourire, un petit éclat de blancheur sur sa dentition…- Mon dieu que vous avez de longues dents !- C’est pour mieux te sourire mon ange…- Hummm…je crois que le mot exacte est plutôt ‘manger’- Vous voulez me tenter ?- Parce que vous êtes un vrai psychopathe ?- Tout dépend ce que vous entendez par ‘psychopathe’.- Réfléchissons…un homme qui se promène dans une rue noire à minuit et qui manque de me tuer. Ca vous va ?- J’ai comme une impression de déjà vu…vous n’auriez pas dit ça il y’a quelques minutes ?- Je ne me souviens pas désolé.Nous nous souriions, conscient du tour que prenez la conversation. Cet homme n’était pas le criminel que je recherchais, sinon je serais morte depuis le début.- Vous êtes bien bavarde pour une flic en mission…- Ca n’a pas l’air de vous gêner pourtant. Au fait nan, je n’ais pas de feu, alors vous pouvez me laisser bosser maintenant.- Etes vous sûre ? Je ne pense pas que vous réussirez à trouver votre tueur…à moins que…non, je ne vous proposerez jamais ça…- Quoi donc ? allez jusqu’au bout !- Ahhhh…et bien disons que je connais assez bien celui que vous cherchez…- Quel étrange coïncidence… je ne l’aurais jamais crut !- En échange, j’aimerais vous inviter à diner ce soir- Vous voulez dire cette nuit…- Je suppose que vous acceptez donc…- D’abord donnez moi votre copain, ensuite on verra.- Il doit encore dormir à cette heure…il est assez ‘lève-tard’…c’est d’ailleur désespérant…Nous avons le temps de manger avant.- Etes-vous cannibale ? je demande au cas où…- Si je l’étais, vous pensez réellement que je le dirais ?- Non, mais je peux demander quand même…- Vous avez bu pendant votre service ?- Moi ? vous rigolez…oui vous rigolez…arrêtez de sourire comme un vampire, ça me fout les chtons…- Alors ?- Quoi ?- Vous buvez ?- Juste du jus d’orange, j’ai horreur de l’alcool, pue trop…- Je ne souris pas comme un vampire…c’est mon naturel…- Je suis sûre que vous avez vu ‘entretien avec un vampire’…- Si vous le dites…bon, ce resto…- Ma mère m’a interdit de suivre des étrangers dans la rue…- Et où est votre mère en ce moment ?- Six pieds sous terre- C’est bien ce que je pensais…- Ah bon ? parce que vous vous y connaissez niveau machabbé ?- Non, mais comme vous ne semblez pas utilisez d’anti-ride, je peux savoir votre age…- L’anti-ride ne marche pas- Si vous le pensez vraiment…- Vous croyez que je devrais en mettre ?- Non, vous êtes appétissante comme ça…- C’est moi le plat principal ?- C’est une idée fixe chez vous…- Alors je suis l’amuse gueule…- Vous n’avez pas faim ? Moi je commence à faiblir…- Bien, bouffez moi !- Vous êtes maso…- Pardon ?- Vous avez très bien entendu…- Excusez moi, mais c’est vous qui me trouvez ‘appétissante’- Oh, j’ai dit ça ?- Oui- Faute de language…- Mouais…ça me creuse moi…je mangerais bien un petit steak tartare…- Vraiment ? ou je dois le prendre avec ironie ?- Les histoire de cadavres et d’anti-ride me donnent toujours une faim de loup…- Si vous voulez, vous pouvez manger végétarien…- Oh je vois ! Je broute l’herbe pendant que Monsieur me croque !- Vous êtes plus folle que moi je pense…- Vous pensez beaucoup à ce que je vois…- …- J’aime votre côté mignon et gentil…- Et moi votre côté petit peste.- Arrêtez, ça va m’exciter….- Pourquoi donc ?- Quelqu’un m’a dit une fois que je devais être maso…- Ah vraiment ?- Oui, c’était un inconnu, il vous ressemblez un peu…même type…- C’est fou ce que l’on peut rencontrer comme imbéciles tard la nuit…- Je ne vous le fait pas dire !- Fumeur ou non-fumeur ?- Pompier- Plait-il ?- Pardon, une blague bidon….comme je les aime…vaseuse à point- Je dirais même plus ‘stupide et puéril’- Vous en avez du vocabulaire !- Quelques siècles d’expérience tout de même- Et bien depuis le temps vous êtes un beau cadavre…piqure de collagène ?- Non, sang humain…- Je ne sais pas, je n’ais jamais essayé…- Ca a un petit goût sucré…pimenté pour certains…- Le resto tombe à l’eau…- Désolé, j’ai manqué à mon devoir de gentleman…- C’est pas grave vous savez…j’ai toujours eut l’habitude d’être larguée la 1ere nuit de rencontre…- C’est affreux…vous devez être très déçue des hommes…- Non, plutôt des cartes routière que je n’ais jamais réussi à decrypter…- …- Evitez de faire une remarque macho, ou je vous gifle…- Sado en plus…- Spéc de gouja…- Arrêtez, vous devenez romantique…- Vous trouvez aussi ! j’ai un côté fleur bleue à ce qui paraît…- Il ressort mal sur votre teint, désolé de vous le dire…- C’est absurde…- Quoi donc ?- Je parle avec un type qui se dit être vampire en pleine nuit au milieu de nul part dans le froid…- Je n’ai jamais dit que j’étais un vampire…mais oui, c’est assez impensable…- Arrêtez de penser où je vais péter un câble…- Vous ne l’avez pas déjà fait ?- …- Ecoutez !- Quoi donc ?- Le court silence que vous avez rompu…- Très bien, je vois que je vous ennui…- C’est fou ce que le temps passe vite lorsqu’on parle pour ne rien dire…- Je vais partir alors…- Fumeur ou non fumeur ?- …très drôle…- Le resto, non fumeur je suppose ?- Et voilà, deux psychopathes ensemble !- Enfin heureux que vous vous rangiez à mon point de vue…Gouja, c’est un gouja…
Mercredi 13 septembre 2006
Finit mon Navatar, avec moi qui tire la langue, mon activité favorite avec le passage de Balai et matter un bon mollet...
Je le dédicace à Zorro, il mérite bien ce tirage de langue virtuel. Ma coiffure est très bien d'abord! On critique pas les coupes de cheveux venant de l'enfance!NHA*Tirage de langue*
Donc cet avatar est censé me représentée...enfin bon, on va dire que j'ai carrément moins de masse capillaire, que je me suis pas tatouée sour l'oeil droite et qu'enfin, j'ai pas de plumes dans les cheveux.
Pourquoi ce dessin?
c'est une question emmerdante, donc je vais répondre: je vous emmerde avec grace et tout le tralala qui va avec. Quoi, je suis pas très causante? et alors? A vrai dire, j'ai pas envie de baratiner sur la moule de la frite durant un quart d'heure, ou alors, passez voir ma secrétaire, Mme Irma.
Je vous aime, mais d'abord, j'aime ma souris.
Par Miss_Dragoon
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Mercredi 6 septembre 2006
Vala, il est fini! bon j'ai un peu beaucoup baclé sur la fin, au bout d'un moment, ça m'énerve de fixer avec des yeux de morue l'écran.
Par Miss_Dragoon
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Vendredi 1 septembre 2006
Voici Jean-Charles, Poulpo-Lingui de son étable. Mais pourquoi une créature des plus exotique pourrait-elle s'appeler Jean-Charles?
Et bien ses parents devaient rêver à une intégration facile en lui collant un nom basique Français. Mais ils ne se doutaient pas que son aspect repoussant ferait de lui un Seriaul Killeur...et oui, vous avez bien entendu, un seriaul killeur! L’un de ceux qui vous attendent dans une vieille ruelle style Londres XVIIIe siècle!
C'est une histoire triste et tragique, de celles que l'on ne raconte qu'à mi-voix, au fond d'une taverne poussiéreuse, en jetant des coups d’œil inquiets à sa chope de Bière, qui prend le plus souvent un air menaçant...
Enfin, les premiers mots sortent de la bouche du conteur, et l'on se penche pour être sûr de capter le moindre pet de bruit. Et l'on entend les mots se percuter au fond de son crâne(parce que l'on a trop abusé de cette bière au goût de pisse)et, peu à peu, on entre dans l'histoire, comme Tarzan est inspiré par ses lianes...
Ainsi commence l'affaire du Poulpo-Lingui: un jour où le brouillard tombait sur la paisible ville de St Philbert, d'étranges étrangers étrangement vêtus firent leur apparition aux portes de la ville. Les volets claquèrent immédiatement devant l'aspect hideux des nouveaux venus. Les plus courageux, après s'être au préalable enfermés dans leur Blocos anti-bombe A, osèrent crier 'Sales Monstres!'.
La ville sembla frémir (en réalité un TGV passait au moment même sur sa ligne un peu plus loin) de voir ces CHOSES, choses en majuscule, car rien ne pourrait décrire l'horreur de cette scène, où une multitude de petits yeux luisants, et de tentacules spongieux firent leur apparition en ombre chinoise à l'orée de la ville. Le vent repassa un petit coup, pour le plaisir de l’auditeur Philberien, qui frémissait au fond de son carton.
Finalement, les choses s'installèrent dans cette petite maison vendue depuis quelques mois déjà, et sans nouvelles des nouveaux propriétaires. La pancarte de vente, dit-on plus tard, dans le bar-pmu de la ville, fut arrachée avec une violence extrême, et la porte de la maison, sous le poids des bêtes craqua et rendit l'âme après dix ans de fidèles et loyaux services. On chuchotait avec lenteur, conscient des petits phares lumineux pointés dans leur direction. La terrasse du bar se vida, et les habitants rentrèrent chez eux, maudissant Mère Nature, la Création et ses potes pour le dérangement occasionné. Ah ! Elles le payeront, ces choses, pour avoir bousculé, que dis-je, écrasé leur quotidien !
'Installées!' S’écria M. Cunégue, installé dans l’ombre de sa cave, une bouteille de vin posée devant lui sur une table crasseuse, accompagnée de gobelets. Il joignit la parole au geste, et frappa du poing sur le pauvre meuble, qui ,pour l’occasion ,sortit sont plus beau grincement.
'Ils ont volé cette baraque!’ Continua-t-il, haletant sous sa barbe d’ermite. ‘Partons à la chasse aux monstres!' Et son visage en profita pour s’empourprer. Son discours, si bref et pourtant si compréhensible, fut applaudit par l'ensemble des habitants du coin, et l'on décréta que les choses devaient mourir, et le plus tôt possible.
Mais en attendant le bon moment, ils s’attroupèrent autour de la petite table, et,comme le bovin qui sent la bonne odeur de l’eau boueuse au détour d’un fourré, ils se pressèrent pour vider les bouteilles de ce bon vieux Cunégue.
Vous connaissez la Belle & la Bête? Et bien ils firent pareil (une fois que M. Cunégue protesta devant la dévastation de sa collection de vins). Ils emportèrent avec eux fourches et grilles pains pour bouter le monstre hors de St Philbert, bien décidés à renvoyer en Enfer l’Infâme.
Ici le conteur s'arrête, et se fait aimablement payer une bière, qui malgré son arrière goût bien fort de pisse, reste désaltérante. Il regarde autour de lui avec ce regard de renard que seul on ceux qui savent profiter de la naïveté des autres. Il s'apprête enfin à reprendre le récit. Lentement ses lèvres s'ouvrent, les sons sortent et...et...la suite demain!
Le conteur est de retour, après une bonne nuit de sommeil, il a cuvé toute la nuit, et l’on s’attroupe devant sa table, pressé de le voir continuer l’histoire du Poulpo-Lingui. Il prend un air de grand Gourou, et enfin l’ouvre.
Les Philbertiens se hâtaient vers la maison nouvellement occupée, et pour cette jeune famille de monstre, c’était quelque chose que de voir tout un village se déplacer pour vous souhaiter, à la manière si bizarre des humains, la bienvenue. La petite famille s’approcha des rideaux à fleurs du salon, et Maman Poulpe se mit à rire en voyant un grille pain percuter la fenêtre. C’est qu’ils trouvaient tout cela bien divertissant ! Le verre vola en éclat, et Pa Poulpe s’empressa d’aller ouvrir la porte, que les habitants frappaient avec ardeur.
-Quelle chance nous avons chérie ! Cette endroit est magnifique, et les gens si accueillant !
Maman poulpe soupira, et sa longue trompe vibra tout du long, provoquant des bruits de pétards le long de son membre.
-J’espère qu’ils ne seront pas trop collant, j’en ai assez de me retrouver avec des humains qui me sautent dessus…
Pa Poulpe n’attendit pas la feu vert de sa femme, et ouvrit la porte. Il gesticula de façon à provoquer la sympathie des habitants, et leur fit son plus beau sourire, qui faisait fureur à l’Aquarium de La Rochelle.
Lorsqu’ils virent la Chose se précipiter sur eux les dents en avant, et les tentacules fouettant l’air à la recherche, leur semblait-il, de leur cou, nos Philbertiens bondirent sur le côté, et lâchèrent stupidement leurs faux. M. Cunégue avança, et s’élança vers le Monstre
Pa Poulpe reçut le geste comme une invitation, le cri de l’homme comme un ‘hourra, joie, bonne année, bonne santé etc’. Ses tentacules se pressèrent de sa direction.
M. Cunégue poussa un son de bête qu’on mène aux abattoirs.
M. Le Maire hurla de désespoir et de rage à son tour.
Pa Poulpe enlaça la figure hirsute face à lui, il lui fit une bise, puis lâcha l’homme
M. Cunégue se retrouva par terre, le visage dans la boue du chemin, il s’était évanoui.
M. Le Maire venait de découvrir la page des bourses. Il avait perdu gros, et gagné niet. Sa secrétaire lui épongea le front, et il jeta un coup d’œil sur sa forte poitrine avant de revenir à son journal.
-Que voulez-vous Tania ?
-Votre conseillère sur la ligne 1 vous demande
-Pas maintenant voulez-vous ! Je suis plongé dans un désespoir et une rage profonde, laissez-moi me morfondre dans ma douleur passagère !
-Elle dit que c’est important.
Il soupira, il ne pouvait résister longtemps face à sa poitrine. Il appuya sur le bouton rouge sur son bureau avec délice, repensant aux joies de son enfance, où il jouait à Mission impossible. La musique, le générique qui commençait, toujours avec ce petit fil, et ce message, toujours le même, et aussi…
-M. Le Maire ? Allo ? Alllllooooooo ?
-Oui Marie-Ange, qu’est-ce que tu veux ? je suis occupé…
-Comme toujours…enlevez le téléphone interne si vous ne voulez pas recevoir d’appels…
-Alors, tu veux quoi ?
-Le paquet est arrivé, je répète, la paquet est arrivé !
-Pardon ?
-le paquet est…
-oui, j’ai compris, et ?
-bon, okay…la future attraction.
-et bien ?
-Elle est entrain de se faire lapider dans la rue, vous devriez intervenir avant de perdre vos sous.
Au mot de ‘sousous’ le cerveau du maire remonta le temps, retrouva enfouit sous un amas de paperasses le vieux dossier du parc d’Attraction, bien rangé dans sa cervelle et l’image des choses. Ses yeux s’illuminèrent, et sa secrétaire crut déceler en lui l’intelligence qu’on pourrait trouver chez un phoque d’Antarctique. Il réussit même à baver sur son bureau neuf. Tania essuya la dégoulinure avec empressement.
-M. Le Maire…je vois tout par la fenêtre vous savez…
Sur quoi il pris des mains de sa secrétaire le chiffon et s’en passa un petit coup sur le visage.
-Co..comment est-ce possible ?
-Et bien, dois-je vous rappeler que mon appartement à vue sur la rue, et je vois ces pauvres créatures se… Ô ciel !
Le maire bondit littéralement de son fauteuil, et écrasa le combiné contre son oreille.
-Quoi donc ? Que se passe-t-il ?
-Rien, mes voisins font un barbecue sur le Balcon, ils ont mis trois fois trop de sauce piquante…vous vous rendez compte ? après qu’ils ne se plaignent pas d’être tout le temps malade…non mais…on a pas idée de…
Le maire se détendit, se recala dans son fauteuil et écouta lentement sa Conseillère.
‘Me voilà rassuré’ répondit-il. Puis il sentit une étrange odeur de carbonisé…
-M Le Maire…j’ai une mauvaise nouvelle…
-Les saucisses de vos voisins crament ? Hahaha !
-Non, les Poulpo-Lingui crament vos futurs électeurs…
Le détachement de Policier arriva au moment où la catastrophe venait de débuter. Les Poulpo-Mingui, sentant une odeur de brûlé immonde, venaient de simplement éternuer…mais ces humains n’étaient vraiment pas solide, il leur suffisait d’un rien pour s’embraser… Les policiers séparèrent les deux camps, et mirent à l’abris les monstres. Le Maire, suivit de près par sa conseillère, à sa gauche, et sa secrétaire, sur sa droite, faisait pâle figure. La famille le trouva immédiatement laid et même répugnant, mais ils se gardèrent bien de le lui dire. ‘Tout le monde n’a pas la chance d’être beau’, philosopha Pa-Poulpe.
Lorsqu’il tendit sa main graisseuse, c’est avec un dégoût profond que Pa-Poulpe accepta de la lui serrer. Ces pratiques humaines étaient pour lui si peu hygiénique…le nombre de microbes qui devaient maintenant lui courir sur la peau lui donna la nausée. Il contint avec grande peine son écœurement.
La Maire se tourna alors vers ses concitoyens. Il prit un air solennel, voulut inspirer une grande bouffée et se ravisa au dernier moment, l’odeur de l’endroit étant passablement intenable.
-Mes amis, c'est moi qui ai fait venir ces braves gens. Sous une apparence à premier abord un peu surprenante, certes, ce sont des êtres extraordinaires, d'ascendance sacrée et miraculeuse, qui apporteront bientôt à notre chère petite ville rayonnement et prospérité de par le monde. Je m'en porte garant devant vous, Philbertiennes et Philbertiens!
Sa conseillère resta bouche-bée devant le discours du Maire. C’était bien la seule fois où il réussissait un discours, et celui-ci n’avait même pas été préparé…
Et elle vit avec étonnement les parole de ce petit gros porter jusqu’à ces habitants, qui faisaient ces agaçants regards de Merlan Frit. Ces derniers avaient beau ne rien y comprendre, ils acquissaient bêtement..
En réalité les hommes du groupe fantasmaient depuis toujours sur la conseillère de campagne du maire, très belle fille, surtout dans cette magnifique robe rouge. Il suffit qu'elle apparaisse en public pour qu'ils lâchent leurs pierres et leurs armes et se perdent en applaudissements.
Content de lui, et de son esprit génialement conçut, le maire s’invita chez les Poulpos-lingui, pour ‘causer affaires’. Il embarqua avec lui sa conseillère, conscient que la laisser au milieu de tous ces hommes serait la donner en pâture aux fauves. Il découvrit un superbe fauteuil, où il cala son immense continent nommé ‘derrière’.
Pa-Poulpe s’avança vers lui, ou, pour être exact, rampa le long de ses tentacules vers M Le Maire. Il frissonna quand la créature découvrit sa magnifique dentition constituée exclusivement de canines ,légèrement trop pointues à son goût.
-Monsieur ! Comment vous remercier ! Un instant j’ai cru que ces pauvres villageois nous prendraient pour on ne sait quel monstre ! Il faut nous comprendre, le fumet d’une sauce piquante contient une substance allergène pour nous, dont vous avez pu constater les effets…
Mal à l’aise, le maire s’enfonça d’avantage dans son fauteuil. Quand il toucha le fond, il eut enfin le courage de s’exprimer.
-Je connais des investisseurs susceptibles d'être intéressés par un projet touristique, surtout depuis que je leur ai promis l'autorisation d'établir chez nous leur nouvelle usine polluante.
Devant le regard sans une once de neurones du Poulpo-lingui, il continua :
-Il s’agit d’un parc d’Attraction (et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai consentit à vous laisser s’installer ici), vous devrez en assurer le fonctionnement…en quelque sorte…
Sur quoi Pa-Poulpe cligna des yeux, remua la lèvre et émit un son à vous faire dresser les poils de mollets.
-Monsieur la Maire ! C’était donc ça la raison de votre visite ! Mais quelle remarquable surprise ! J’en suis tout ébahis ! Des frissons parcourent mes membres ! Diantre, que cette sensation est plaisante !
-Oui, j’en…j’en suis conscient, réussit à bégayer le Maire, qui reprit, sur un ton tremblant :
Vous, vous êtes sûr d’avoir tout compris ?
-Bien sûr ! Nous allons devenir une attraction monstrueuse qui vous rendra immensément riche, et à l’occasion, puissant. Nous devrons nous produire devant un public de curieux qui n’auront qu’une seule envie, celle de nous lapider et de nous voir dressé par un…qu’est-ce déjà ? Ah oui ! Un groom ! Nous ouvrirons la gueule pour le plus grand plaisir des petits et grands !
Devant l’air absent de l’élu, le Poulpo-Lingui fronça une croûte de perplexité.
-Comme au cirque !
La conseillère s’agita aux côtés du Maire, croyant que celui-ci avait définitivement perdu son dernier neurone fonctionnel. Pour en rajouter une couche, l’énorme trompe de Maman-Poulpe se tordit en tout sens, les bruits de pétards se faisant de plus en plus fort. Son bonheur était visible, et audible…
- J’ai toujours rêvée de devenir Lorie !
- Non Chérie, je crois que le terme exact est ‘devenir une Star’
Puis les deux Poulpo-Lingui commencèrent à se disputer, cherchant qui avait raison sur la traduction la plus correcte de ‘zskjcpoqufujfop’. Une cacophonie s’éleva, qui aurait réveillé d’entre les morts les plus grands compositeurs de musique classique. Le fils ne broncha pas un membre, il était né aux abonné absents, et affichait un visage impassible, même face à cette fanfare démoniaque. Au final les deux humains durent évacuer les lieux, pour que leurs tympans ressortent saufs de cette épreuve.
Par la suite la vie des Philbertiens s’améliora. On venait du monde entier contempler les Poulpo-Lingui, espèce si rare de la galaxie. On traduisit en vingt-quatre langues ‘Poulpo-Lingui’, un livre sortit intitulé ‘Etude d’un comportement différent, mais proche au travers du Poulpo-Lingui’et enfin un film sortit, qui fit trembler le Box-office.
Bref, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’argent fut la conclusion de cette période heureuse. De nouveaux commerces et hôtels se construisirent, les Philbertiens s'enrichirent sous les nuages de leur usine polluante, les investisseurs se frottèrent les mains, le maire se prépara pour un nouveau mandat et tout le monde laissa les monstres tranquilles, qui en plus restait les seuls bénévoles dans l’histoire.
M. Cunègue demeurait le seul perdant de St Philbert. Il avait perdu sa crédibilité, son projet de parking souterrain et son complot n’avançait qu’à pas d’escargot. Cependant il finit par tomber sur un sniper à la retraite, borgne et unijambiste. Mais il ne fit pas de chichi, il l’engagea, et lorsque la bourse changea de main, il lança un ‘mwahahahahahaha, ma vengeance va être terrible !’. Le sniper choisit un jour de grand spectacle pour descendre les Trio. Il se cacha dans l’ombre d’un bananier, ajusta sa lunette, attendit patiemment que la vieille dame devant l’arbre s’en aille et tira une fois, deux fois, trois fois. Malheureusement pour lui, être unijambiste, mais surtout borgne, ne rend pas les choses faciles. Il réussit à tuer les deux plus gros, et le petit, qui pourtant ne bougea pas d’un iota, s’en sortit indemne. Il maugréa qu’il ne gagnerait pas, et ce encore une fois, la peluche géante de Bob l’éponge.
L’Affaire paraissait trop complexe pour les citoyens de St Philbert, on mis le coup sur le dos de l’homme-nounours qui vendait des ballons aux enfants. On déclara que c’était son costume de souris ridicule qui l’avait trahis. En revanche, personne ne sembla se souvenir d’un borgne unijambiste portant un fusil sniper sous le coude. Comme quoi la mémoire est sélective…( ou que les parents trouvaient un air pervers au vendeur de ballons).
Heureusement pour notre chère Jean-Charles, son père avant de mourir avait laissé un post-it sur le frigo, déclarant : ‘hfhaipofy mfaprfu furoreufruuuü’. Hum (traducteur en grève ? Quoi ? Vous rigolez j’espère !), déclarant : ‘ Sois Gentil STOP avec STOP la vieille dame STOP’. Se fut un déclic pour lui. Un rouage s’enclencha pour la première fois en son esprit, et Jean-Charles découvrit la pensée, même si cela fut pour songer ‘laalalalalala’.
Hélas , Jean-Charles, en plus de son infirmité psychologique natale, avait un penchant pour les boissons humaine, plus précisément les décoctions à base d’alcool. Alcoolique de la pointe des tentacules au sommet du globe oculaire, il prit une démarche lourde et maladroite. Il renversait tout sur son passage, percutait les poubelles autant que les Philbertiens.
Bourré à temps plein, il finit par en tuer une, malencontreusement, au détour d’une rue. Sa force, non maîtrisée par son taux élevé de substances liquides à fortes teneurs en alcool, faisait de lui un gigantesque pantin ‘so dangeurousse’. Un beau matin, alors qu’il conduisait Madame Bert le long du passage clouté, une voiture stoppa brusquement, mais Jean-Charles s’interposa, sauvant la vie de sa voisine. Heureuse de ce sauvetage, Mme Bert lui fit la bise, et l’on repartit le long du chemin. Plus tard Jean-Charles s’activa, et des sons jusqu’alors insoupçonnés dans le règne animal firent leur apparition. Le Poulpo-Lingui voulut tapoter l’épaule de Mme Bert, , et en définitive ce fut une claque d’une puissance phénoménale qui projeta la vieille contre le sol, l’écrasant comme une pomme pourrie.
Jean-Charles ne nourrissait nul projet de meurtres, en fait il avait voulu lui désigner un ballon gonflable portant un homme-nounours déguisé en prisonnier . Il avait trouvé la chose tellement drôle…
Soudain conscient de la saleté de la rue, il lapa le sang de la victime otcogénère, et débarrassa d’un coup de langue le trottoir des membres éparpillés. La rue ne fut jamais aussi propre, un coup de lustrage ne serait pas arrivé à la cheville de l’œuvre du Poulpo-Lingui.
Le corps de Madame Bert ne fut jamais retrouvé, on porta bien des soupçons sur le jeune monstre, qui continuait à promener ces vieilles dames, et qui finissaient toujours par disparaître…on décida de le laisser tranquille, après tout, c’était grâce à lui si ville vivait dans la prospérité et le luxe.
Leur bonheur fut de courte durée. De plus en plus malade, de plus en plus bourré, Jean-Charles devenait une épave vivante. Les rues empestaient de son vomis, chaque fois qu’il daignait y faire un tour. Jusqu’au jour où il mourut, noyé entièrement par son vomis. En hommage à sa vie, à sa grandeur et sa monstruosité, les Philbertiens élevèrent un monument en son honneur, à la place de ce vieux tas de pierre de soldat inconnu. On baptisa la statue ‘Poulpo-Lingui, les Philbertiens reconnaissant’. Et le fils, malgré lui, devint à titre posthume le tueur en série le plus populaire et le plus apprécié des français (selon un sondage de l’INSEE, 68% des interrogés trouvèrent Jean-Charles le type le plus cool de l’univers).
Le conteur conclut, bourré : « N'aide pas ta grand-mère, le ciel t'aidera. ».
Par Miss_Dragoon
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