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Vendredi 2 février 5 02 /02 /Fév 20:18

Le vampire et Moi

Episode 3

 

 

 

Vampire : vous êtes bourrée.

D : assouvissement pas !

Vampire : de votre phrase j’en déduis pourtant le contraire.

D : enflure, pose moi par terre, y’a Mamie nova qui danse la lambada !

Vampire : Bon, je vous emmène chez moi, étant donné que vous ne me paraissez pas en état de m’indiquer le chemin…

D : ohhhhhhh joli le crayon !

Vampire : je savais bien que dépassé le stade de deux verres vous seriez dans cet état, mais non, vous ne m’avez pas écouté, et m’avez encore une fois traité de ‘mec qui veut prendre les nanas pour des faibles’…

 

Appartement du Vampire, dans le salon.

Vampire (la posant sur un canapé noir) : vous gerberiez sur ma moquette que ça ne m’étonnerait pas.

D : Buuuuuuuuuuurg

Vampire :…très fin, vous le faites exprès, avouez que même bourrée vous aimez m’enquiquiner.

D : ‘rrétez, parlez trop fort…

Vampire : Très bien, mais demain vous nettoierez tout ça.

D : ZZZZZZz

 

Le lendemain soir.

 

Vampire : je vous retrouve au même endroit où je vous avais laissée ! Ah, mais vous avez rajouté une couche de vomissure sur ma moquette blanche…

D : rhaaaaaa pourquoi vous gueulez ?

Vampire : je ne ‘gueule’ pas, je parle tout à fait normalement.

D : …gnuuu

Vampire : Tenez, c’est un grog de ma conception (il enjambe le vomis et tend à D un mug mickey), ça vous fera du bien

D : ça chlingue…et c’est immonde !

Vampire : Oui, mais plus un remède est peu ragoûtant, plus les gens le trouvent efficace. Regardez le Smecta. C’est scientifiquement prouvé.

D :scientifiquement prouvé ? Mon cul oui !

Vampire : vous êtes de plus en plus charmante, c’est bon signe.

D : Mais au fait, qu’est-ce que vous fichez chez moi ?

Vampire : il y’a erreur, vous êtes chez moi.

D : quoi ?

Vampire : Oui, d’ailleurs quelle soirée hier ! Que de bons moments ! vous vous rappelez ?

D : Non, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Vampire : Ah quel dommage que votre mémoire vous fasse défaut, c’était si amusant !

D : Pourquoi, vous vous êtes baladé en string léopard.

Vampire : …

D : Non ?

Vampire, l’air incrédule : Incroyable cette fixette sur le string léopard…vous croyez vraiment que je possède des choses aussi ringardes ?

D : Bha…oui, je pars du principe que tout le monde devrait avoir un string léopard chez soi. Comme on dit, à « chacun son string ».

Vampire : Vous avez un art assez curieux pour modifier complètement les expressions linguistiques.

D :Oui…’ s’en fout..alors qu’est-ce qu’il s’est passé hier ?

Vampire : Vous avez l’air d’avoir peur tout de suite. Voyons, qu’auriez-vous pu faire chez moi, et surtout sur ma moquette ?

D : Arrêtez ça, vous me faites peur !

Vampire : Vous ne trouvez pas ?

D : Je ne préfère pas savoir !

Vampire : Vous ne sentez pas ?

D : Quoi donc ?

Vampire : ce qu’il s’est passé voyons…

D : NON !

Vampire : pourtant, ce n’est pas si dur à imaginer…vous étiez bourrée, vous êtes arrivée chez moi et…

D : Ne le dites pas !

Vampire : et vous avez gerbé sur ma moquette à 800 dollars…

D : ah ?

Vampire : quoi ah ?

D : espèce de fumier !

Vampire : qu’ai-je fait qui vous ai fait aussi peur ?

D : Votre putain de sourire vous trahis ! Je vais vous démolir. (elle se lève et tombe, le nez dans le vomis). Fais chier !

Vampire : Vous avez le nez dedans, maintenant vous sentez ?

D : gnnn

Vampire : tenez, attrapez !

D, se relève, et attrape au vol se que lui a lancé le vampire : Une serpillère et un saut ?

Vampire : Oui, je vous avais prévenue hier soir…et si vous nettoyez bien je consens à ce que vous usiez de ma salle de bain pour…disons, vous nettoyer un peu…

D : Super…et je dois vous remercier pour ça ?

Vampire : Non, surtout pas, je risquerai de croire que vous êtes malade.

D : Pourquoi vous dites ça ?

Vampire : Si vous me faites un compliment, je risquerai de le prendre mal voyons.

D : vous êtes vraiment un type bizarre…

Vampire : et vous une fille qui aurait utilisé son vomis en guise de fond de teint.

D : vous vous y prenez très bien vous aussi, pour complimenter.

Vampire : Oui, mais vous êtes hors catégorie.

D : arrêtez, je vais rougir.

Vampire : Vous savez, je crains qu’on ne le voit pour l’instant…enfin, vous me suivez.

D : un peu trop même…

 

Après avoir nettoyé la moquette à 800 dollars, dans la salle de bain.

 

D : Shit ! Vous l’avez fait exprès !

Vampire, dans la pièce à côté : quoi donc ?

D : Où sont passé mes fringues !

Vampire : dans la machine à laver.

D : et comment je fais moi ?

Vampire : vous pouvez attendre qu’ils soient secs, ou peut-être souhaitez-vous que je vous apporte quelques affaires à moi ?

D :…je crois rêver…je me suis faite avoir…d’accord, mais grouillez, et si je vois ne serait-ce qu’autre chose que votre main passer la frontière de la salle de bain, je vous mets Ko, c’est clair ?

Vampire :Finalement, je vais peut-être vous laisser moisir dans ma salle de bain…vous partez d’un mauvais pied pour les négociations…

D : QUOI ?

Vampire : Ne vous fâchez pas, mais menacer les gens quand on est en position de faiblesse, ce n’est point judicieux. Il serait plutôt à moi de vous imposer des conditions.

D : Allez, soyez simpa, je me  gèle les miches moi !

Vampire : Non, je suis vexé, vous avez réussi, je vais vous laisser à votre sort, si vous en avez assez, vous sortirez toute seule. Gelez-vous les miches si ça vous chante.

D :  Qu’est-ce que vous voulez en échange de fringues ?

Vampire : MMmmmh, vous me faites la danse du ventre ?

D : NAN

Vampire : une petite macarena ?

D : encore moins !

Vampire : Vous devez être gentille le reste de la soirée…

D : marché conclut !

Vampire : …sinon vous devez me lécher les pieds.

D : Vous vous foutez de moi !

Vampire : trop tard, vous êtes d’accord.

D : Très bien…vous avez gagné, voilà, vous êtes content ?

Vampire : attention, vous allez perdre et devoir me…

D : OUAIS c’est bon j’ai pigé mec. Maintenant les fringues please.

Vampire, glissant une chemise XXl et un caleçon Hawaïen par la porte : Voilà, j’ai hâte de voir à quoi vous ressemblez dans cette tenue.

D, examinant les affaires : Vous n’avez peut-être pas de string léopard, mais ce caleçon Hawaïen n’est pas mal du tout dans le genre.

Vampire : « a chacun son caleçon », comme dit le dicton.

D : Très drôle… j’ai l’air de rien moi la dedans…

Vampire : Mais non, je suis sûr que ça vous va à ravir !

D : Vous avez vraiment des sales goûts…

Vampire : Aurais-je mal entendu ? Seriez-vous méchante avec moi ?

D, sifflant entre ses dents : HUM, je disais, quels goûts exquis vous avez en matière vestimentaire !

Vampire : Voilà qui est mieux…allez, sortez que j’admire, ne soyez pas timide !

D , sortant de la salle de bain: Vous savez très bien que je ne suis pas timide, vous êtes un sadique, vous me mettez au supplice.

Vampire ; Je vais faire comme si vous m’aviez dit un compliment.

D : faites très cher.

Vampire : Charmant.

D : vous vous foutes de ma gueule, je le vois à vos yeux pétillant et à ce sourire moqueur digne du joker.

Vampire : Par quel pied voulez-vous commencer ?

D : Rectification : Votre regard approuve à merveille vos dire très cher.

Vampire : Bien, mon invité ne devrait pas tarder maintenant.

D, horrifiée : QUOI, UN INVITE ? et moi dans cette tenue ! mon Dieu !

Vampire : Vous préférez votre ancienne tenue pleine de votre hot-dog et Whisky d’hier soir ?

D : Je ne sais laquelle des deux options choisir. C’est comme de me demander qui du choux de Bruxelles ou de la merde est le meilleur…

Vampire : J’adore vos comparaisons subtiles !

D : Oui, moi aussi je les aime.

DING DONG

Vampire : Ah, le voilà ! C’est mon informateur !

D : Chouette, on va pouvoir faire une réunion Tupperware!

Inconnu : Salut, j’ai les infos que tu m’as demandé.

Vampire : Très bien

Inconnu, regardant avec étonnement D : Tu ne m’avais pas dit que tu avais de la compagnie.. u m’avais juste dis qu’il y’aurait un enquêteur avec nous.

Vampire, amusé : l’enquêteur, c’est elle.

Inconnu : Quoi ? cette nana ultra-mal fringuée ?

D, énervée : Hé le coco, de un j’ai pas choisis de me fringuer comme Carlos, de deux on ne me traite pas comme de la merde, sinon je serais capable de te tirer les vers du nez.

Inconnu : Essaye toujours, Sexe Faible.

Vampire, toussant : Mmh, il ne serait pas bon d’envenimer les choses, dis ce que tu as à dire.

Inconnu : Ton décapité, on a recueilli pas beaucoup d’éléments sur lui : ses collègues nous ont dis qu’il avait la fâcheuse habitude de se curer les oreilles avec ses branches de lunettes

D : La question est : se curait-il les oreilles pour ensuite rouler entre ses doigts la matière extraite et la lancer sur ses collègues de bureau ?

Vampire : …quel raisonnement…

Inconnu : Ouais, je poursuis :et sa mère nous a dit, je cite « ce bon à rien ? à part aller au pute, il savait faire que d’al ! ».

D : Youhou ! c’est hyper intéressant ça ! Quelle enquête du tonnerre !

Inconnu : Où tu l’as pêchée cette salope ?

Vampire : Hier soir, entrain de guetter devant un entrepôt.

Inconnu : Très bien, rappel moi de ne pas traîner là-bas.

D : Enfin, le truc est de savoir quelle relation il y’a entre ces deux sujets !

Inconnu : Pardon ?

D : Oui, après s’être curé les oreilles, allait-il aux putes pour combler un curage peu fructueux ou est-ce l’inverse ?

Vampire : Hier soir, une nouvelle péripapéticienne a été retrouvée morte, non loin de l’endroit où nous avons trouvé le décapité.

D : Si mon chef apprend qu’au lieu de faire le guet je me la coulais douce…il va m’égorger comme un porc.

Inconnu : Comme une truie plutôt.

D : Ouais, enfin, on s’en fout des truites.

Inconnu : Elle est blonde ?

D : Non, elle se fout de ta gueule.

Vampire : Calme toi Kalim, je t’assure, elle t’aime bien, sinon elle ne ferait pas autant de compliments.

Kalim ; Drôle de façon de complimenter quand même.

D : Je voulais souligner au passage vos compétences remarquables en tant que Contact. Vraiment, toutes ces informations nous ont été utiles.

Kalim : Sans rire…

Vampire : Et bien je pense pour ma part que nous tenons un indice. Le décapité à vu l’assassin. Vous l’avez interrogé ?

Kalim : Oui, mais on sait pas pourquoi, il arrêtait pas de répéter ‘J’AI UN VER DANS LE COU’. Comme si quelqu’un lui avait fourré ça dans le crâne, pour nous empêcher de l’interroger.Peut-être l’assassin ?

D : lalalalalalalala

Vampire : hum hum.

Kalim : Bref, on a rien pu en retirer.

D : Quel Dommage !

Vampire : Tu veux boire quelque chose Kalim ?

Kalim : un scotsh.

D : et moi ?

Vampire : ce soir, je vous interdit d’être bourrée, on va aller sur le terrain.

D : juste un petit verre !

Kalim : pochtronne.

D :…

Vampire, revenant avec trois verres: Voilà.

D : un jus d’orange ? pas cool…

Vampire : au moins vous serez claire.

D : oui, mais je vais avoir envie de me pisser dessus moi.

Kalim : c’est ça les nanas : toujours à vouloir aller aux chiottes.

Vampire : Sur cette note joyeuse et philosophique, allons nous en à la chasse  à l’assassin

D : OUAIS, tous contre Jack the ripper !

 

NDA :Oui, la fin est complètement naze, mais que voulez-vous, j’ai été enlevée par des extra-terrestre entre l’avant dernière réplique et la fin, ces saligos en ont profité pour me voler ma superbe fin, me lobotomiser, et à la place me mettre dans la tête cette chute des plus bidons. Excusez-moi encore pour le nullisime. Maintenant je sais que les E.T n’ont aucun talents pour écrire les chutes, et qu’ils doivent les voler pour agrémenter leurs propres histoires.

Je vais leur écrire un courrier de réclamation, et l’envoyer en recommandé, avec accusé de reception. Reste à dénicher leur adresse dans l’annuaire…

 

D : HEP ! attendez les gars !

 

Kalime, Vampire : Quoi ?

 

D :..dites-moi, où sont vos toilettes ?

Kalim : qu’est-ce que je disais..

Vampire : troisième porte à …non, pas là

BLONG

Vampire : …c’est le placard ça…

Kalim : elle est vraiment blonde.

 

NDA : la blague du placard, un classique qui marche toujours autant !
Par Miss_Dragoon - Publié dans : Le Vampire et Moi (petits dialogues à croquer)
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Mercredi 31 janvier 3 31 /01 /Jan 17:03
Et oui vous les attendiez depuis longremps, ces nouveaux épisodes des feux du potager!
Alors c'est parti rikiki! Reprenons l'histoire là où elle s'était arrêtée: Harvey le Navet, ayant invité ces nouveaux amis, quelques peu 'douteux' et 'aux moeurs débridées' à son mariage, s'est retrouvé fort dépourvue quant ces légumes consumèrent le mariage (ou plutôt la fiancé) avant lui.
Harvey décide donc de rompre avec sa fiancée pomme de terre, et part dans la forêt en compagnie de J-M, Mikeline et Brandon pour oublier ce fiasco. (cliquez sur les titres et agrandissez hein, faites pas comme les blondes qui ramènent leurs loupes devant l'écran!)

Par Miss_Dragoon - Publié dans : Les feux du potager (BD)
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Dimanche 28 janvier 7 28 /01 /Jan 17:56
Chapitre un: Le viking, le Dëamon et la vierge


-Alors mon connard, tu avançes plus vite? Dommage que je ne contrôle pas tes jambes...
-Fais attention Äbruti de Dëamon! sinon je t'en colle une!
-Ouh que j'ai peur...tu veux un tentacule dans la narine?
-NOn! arrête! arrête!

C'est ainsi que Dëamon et sa fidèle victime Jäson parcourait les routes, comme deux frères siamois. Dëamon tirait les vers du nez de Jäson, qui essayait avec désespoir de se défendre, en repousant les assauts du tentacule qu'il possédait en guise de bras gauche.

Et il continuait leur route ainsi, se querellant sans cesse, et cherchant toujours le moyen d'être libéré du poids de l'autre (enfin Dëamon s'amusait comme un petit fou, vous pensez bien!)

Ils passèrent devant une auberge, et tous les occupants en sortir, intrigués par la bataille ridicule de ce corps, qui se tortillait sous l'effet de deux forces contraires. C'est ce jour-là que les habitués de l'auberge décidèrent d'entamer une cure pour se défaire de leur alcoolisme...Voir des petits éléphants roses passait encore, mais des viking sans moustaches ni barbes aux prises avec un tentacule noirâtre, non jamais!

Jäson avait maintenant vingt-cinq ans, et une tête grosse comme une pastèque, de devoir supporter un petit branleur comme Dëamon. Ils cheminait depuis déjà deux ans sur les routes, élevant une illusion pour que les moldus ne puissent découvrir le vraie nature de son bras gauche, qui leur paraissait si spongieux quand ils lui serraient la main; enfin, lorsque la vieille dame du coin prenait en otage ce cher viking pour traverser la rue ( ce qui ne manquait pas de l'étonner, lui qui se balladait torse-nu...). Il était devenu le sex-symbol pour les petites mémé d'un village, qui se regroupa quelques mois après son passage, et fonda un club de fan. Elle lançérent une marque de tee-shirt à son effigie, battirent les records de ventes de Ploucantampton, loin devant le casque Star-wars qui parles même dans le noir!

La route était longue jusqu'à la chaumière de la Fée que sa mère connaissait, et qui, selon elle 'guérissait de tous les maux!'. Elle avait eut un petit sourire, et un regard de travers, qui exprimait chez elle, soit qu'elle était trop remplie de bière et s'apprétait à tout rendre sur vous, soit qu'elle envisageait déjà une histoire à se pisser dessus.
Jäson en avait haussé les épaules, avait pris son sac à dos Nikke (bha vous croyez quoi, les viking ont le droit aus sac à dos hight-tech!), et s'était engagé sur la morne route de la chaumière en pain d'épice.

Le sentier serpentait à travers des vallées typiquement anglaise, où on y respirait le bon air de pesticide et goûtait aux joies de la pluie britannique. Trempé jusqu'aux os, Jäson n'en continuait pas moins son bout de chemin, fredonnant des chansons à la mode. Sa voix s'élevait tel un tourbillon dans les airs, tandis que 'Staying 'live staying alive' brisait le silence trop sincère des petites prairies (il ne manquerait plus que la maison!).

Or, voilà qu'au détour du chemin, il aperçut une petite maison, avec devant, armé d'une hache (un viking? NON!), un homme en chemisette à monstrueux carreaux rouges (Charles Ingalls? NON). Jäson stoppa net, devant ce spectacle affligeant. S'il y'avait bien un truc qu'il ne pouvait pas blairer, c'était le bonheur iddylique, c'était physique, il en aurait vomis derrière un buisson...

Néanmoins, et avec cet inébranlable courage de viking, il s'approcha, se préparant à toutes éventualités. De la sueur dégoulina de son front tandis que les carreaux ringard venait à lui. Pour combler à l'horreur de la scène, une petite musique, diffusée de la maison sans doute, ressassait un 'toutoutoulou-toutoutouloulou-toulou-tou-toulou'. Jäson ne mourrut cependant pas d'une crise cardiaque. Enfin, il arriva à proximité de l'homme. Il portait un chapeau de paille qui fit cauchemarder immédiatement notre brave héros (il en voit des dures lui! encouragez-le!).

-Qui c'est le ringard?
-Haha répondit Charles, hum, pardon, la sosie de Charles Ingalls, d'une voix jovial. Je suis Larche Gallsinne! Votre côté gauche est un grand rigolo dites-moi! Et il reprit pitoyablement ce Hahahaha horripilant.

Jäson se demanda comment un moldu pouvait voir Dëamon, mais il ne fit qu'hausser les péaules mentalement. Cette épreuve était au bord de le plonger dans la depression. Ce type avait même piqué le nom du personnage de La Petite Mäison dans la prairie.

*Sortez-moi de là! Loki!*

Dëamon se sentait encore plus mal à l'aise...un démon qui se retrouve face à face avec un des ennemis du Mal, y'a de quoi palir!
Vexé de l'esquive du Plouc, Dëamon répliqua
-Hé Mec! faudrait penser à vivre dans la réalité un peu! tu te sens pas un peu bouseux?

Larche en rigola d'avantage, poussant les nerfs à vif de nos deux moitiés...

-Vous prendrez bien le thé avec moi?
-NON
-NON!
Devant ce nouveau challenge, nos deux siamois déclarèrent forfati, l'ennemi était le plus fort; il était coriace, et avait des armes des plus terrifiantes , comme ce thé proposé dans des tasses à motifs floraux...

Et notre brave viking s'enfuit le plus vite possible. Il eut juste le temps de voir, en plein sprint, une jeune fille se casser la gueule lamentablement dans les herbes hautes. Jäson pensa que dans la série, elle ne se ramaissait pas par terre...ces gens étaient de bien piètre copies...

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-Il a faillit nous avoir, le saligo!
-Clair, il a du caractère, la bucheronne...


La forêt les entourait, dense, et ne laissant filtrer qu'une infime lumière. Des cris stridents s'échappaient de temps en temps de la cime des arbres. Un vrai cadre pour faire un pic-nique!

Depuis un moment déjà, Jäson fredonnait un bon air Viking, pour se remonter le moral face à cette journée qui s'annonçait de moins en moins sympathique. Soudain, il s'arrêta, et laissa passer un convoi d'éléphant gris, déguisés en fraises des bois, et qui fonçait à toute vapeur vers le Sud.
Une fois passé, Jäson regarda à gauche, puis à droite, et traversa la voie.

-Mmh, c'est un endroit est pas commun...

Cette pensée profonde suffit à les plonger dans un mutisme incoryablement long. La journée, enfin, la trainée de lumière touchait à sa fin, et nos deux aventuriers se retrouvèrent tout d'un coup dans le noir, sans bougie, ni couteau-suisse

-Ahaha! heureusement, j'ai ma lampe-poche solaire!


Le vent s'engoufra à ce moment entre les branches, pour faire voler trois petites feuilles, symbolisant sans doute l'air blasé de Deämon.

-Intéressant...et comment tu comptes t'y prendre?
-Et bien il me suffit de placer ce mini panneau solaire face aux rayons de l'astre pour générer de l'éléctricité, qui fera fonctionner la lampe, et nous éclairera dans la nuit! tout ça est 100 %écologique en plus!
-Dis-moi, tu oublierais pas quelque chose?
-Quoi donc?
-Le Soleil, par exemple...
-ahhhh...
-Mais qui est le débile qui a inventé ce principe? une lampe torche solaire...vous autres humains avez vraiment trois neurones dans le ciboulo...n'importe kwa...


Trébuchant dans les ténèbres, parce qu'une lampe toche solaire, sans Soleil, c'est aussi utile que Mc Gyver sans son bonnet rouge (et son couteau suisse, aussi) ils progressaient lentement, se prenant les pieds dans toutes les choses possibles et inimaginables.

-Ah, je crois que j'ai marché dans un truc gluant...

Le truc en question était en faite la chevelure ultra-gélifiée de Boucle d'Or version Godzilla, avec la même odeur de nucléaire, et les mêmes ronflements de porte de garage. Boucle d'Or, sentant qu'on la décoiffait, passa sa main dans sa magnifique tignasse de trois centimètres d'épaisseur. Elle y découvrit un poux bizarre, qui semblait être comme les pots à glace dégueu qu'on vous sert au primaire, vous savez, celles avec un côté chocolat, et l'autre vanille.
Croyant en tenir un exemplaire version batonnet, Boucle d'Or lécha de son immense langue rapeuse Jäson, qui hurla de dégoût. Ayant remarqué que sa glace n'avait pas de goût, criait et gesticulait, la filette géante reposa sur le sol le pauvre humain, maintenant visuqueux des pieds à la tête.

-Pas bon Humain. Tu vas payer.
-ërch Chäloperie de Géant!

Jäson crut qu'il allait étouffer. Il aurait préféré mourir dans d'atroces souffrances en combattant un immonde dragon mangeur d'hommes. Mais non, il se retrouvait nez à nez avec un type géant qui parlait comme une fillette et devait sans doute se prendre pour Boucle d'Or.

***Dis moi que je rêve où nous sommes face à un géant travesti?***
*Tu rêves pas, d'ailleur je serais heureux de mourir en ayant découvert ceci! On arrête pas le progrès!*
***C'est affreux tu veux dire!***
*Tu as les idées bien limitées, nous sommes dans une société où maintenant, n'importe qui peut afirmer son 'soi' intérieur, sans limitation!*


-Tu devras m'aider pour ton outrage!

***Tu te rends compte de ce qu'il nous demande?***
*Oui*
***Ca te fait rien?***
*Si, j'ai envie de gerber....c'est lui qui a faillit nous gober...si c'est pas un outrage, ça*


Et comment donc saloperie!)

Depuis déjà dix longues années je me languis d'un beau prince, l'un des plus beaux du royaume de la forêt. Il a le port fier, (et de sacrée belles tablettes de chocolats!) Demain il prendra pour épouse une des jeunes vierges du royaumes...

*Il est jeune à ton avis?*
***La question est: Boucle d'Or peut-il prétendre être une vierge, ou pis, une future épouse?***
*Moralement, oui, physiquement, non, je le crains*


...J'ai fais le voyage jusqu'à son château, et suis arrivée hier. Hélàs, les gardes ne me laissèrent point entrer, décrétant que j'était un méchant géant qui essayait vainement de me faire passer pour une frèle demoiselle de ce royaume. Imaginez mon dépis, quand, en bas des remparts, je vis la silhouette de mon amour, le regard dur posé sur moi, plein de haine...

***Il va parler comme ça pendant longtemps?***
*Ché pas Jäson, mais tu devrais dire 'elle'*
***Bizarre pour un démon, que tu sois aussi respectueux pour ces individus***
*No comment please*

Alors, je me suis réfugiée en ces bois, pour pleurer jusqu'à ce que mort s'en suive la perte de coeur de mon âme soeur. Moi qui était restée vierge pour lui! Me voilà récompensée comme si je n'était qu'une simple gueuse de bas étage!
On dit 'péripapéticienne'

Boucle d'Or version Godzilla baissa la tête, et sa voix dérailla quelque peu, pour donner dans les graves. Une voix de puceau, aurait dit Deämon.
Pardon?
D'ailleur, vous connaissez pas cette blague: c'est deux prostituées qui se disputent. Mwahahaha
hum...
...

Vent: vuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiish

Puis la géant(e) reprit son discours passionné, comme si de rien n'était.

...Il faut qu'il m'aime, qu'il dévoile l'amour caché au plus profond de son coeur, et qu'il me voit briller!

*Si elle commençait par s'épiler le monosourcil à la Chewbaca, déjà, ce serait mieux*
***Et bin t'as plus qu'à lui faire part de ce sage conseil. Mais j'aimerais juste de faire remarque que les sages finissent souvent en bouillie...***
*Merci, ça me remonte le moral, ce que tu me dit...*


Et je suis sûre que vous pourrez m'aider dans cette quête d'amour! Nous devons vaincre ces méhcants soldats qui lui voile son amour et l'enferme au plus haut donjon de leur château!

Euh, pas si vite, Mo...mademoiselle! Nous on est incapable de détruire des murs d'un mètre d'épaisseur par la seule force du petit oriculaire!

OH merci! je savais que je pouvais compter sur vous, noble humain!

Elle avança dangeuresement son visage de celui de Jäson, qui, paralysé par la peur, resta scotché au sol, sans pouvoir bouger d'un iota. Il eut une envie pressente de faire pipi, tout d'un coup... Boucle d'Or, cepedant, ne lui fit qu'un simple bisou sur la joue, mais qui laissa une marque de gloss irisé sur tout son visage, biceps et pectoreau droit.

***C'est malin, maintenant j'ai l'air de quoi, avec des paillettes sur le corps...***
*A un streap teaseur? Gogo danseur?*
***Merci de me remonter le moral, Deämon.***


Puis sans qu'il puisse protester, elle empoigna le viking, qui faillit étouffer tant le Géant le pressait dans sa main. Boucle d'Or entamma une chanson d'écolière, tout en sautillant dans la forêt à pas d'éléphant. Il ne manquait plus que la corde-à-sauter pour complèter le tableau, et un monosourcil en moins, aussi.

Ils arrivèrent devant ce qui ressemblait vaguement à un château, mais plus à une ruine.

***Elle aurait pas loupé son beau prince de quelques siècles?***

Mais au moment ou Deämon comptait répondre, un homme se pointa au rempart en partie éboulé, un cigare dans la bouche, et une banane dans sa main droite.

-Haut les mains, peau dl'apin, la maîtresse en mayot de bain, qui va là?

***Là, ça frôle le ridicule....***
*Yep.*

Sans répliquer, la Géant(e) défonça de son poing les restes de muraille encore légèrement debout, qui s'écroulèrent pour former un joli tas de pierre, que les archéologues moldus s'arracheraient sans doute un peu plus tard.

***bin le beau château tout beau tout rutilant, aux oubliettes!***

Boucle d'Or s'engagea dans les décombres, et trucida (je ne vous donne pas de détails, vous êtes assez grand pour imaginer des trippes sortit du bide d'un soldat) toute la garnison qui osa l'affronter. Quand le carnage fut enfin fini, la géant(e) reposa notre viking à terre, un peu violement, et le regarda longuement dans les yeux.

Je suis censé faire quoi?
Montrer au prince qu'il m'aime
Bha ça va être coton je sens!

Et Boucle d'Or marcha jusqu'à une petite porte, qui menait sans doute aux appartements du Prince. Elle ne frappa pas à celle-ci, ou plutôt, si, elle LA frappa, pour que la charmante porte s'écroule sur le mur d'en face, créant des lézardes sur toute sa longueur.

***Pousse la chevilette et la bobinette cherra?***
*Bêêêêêêê*
***Jamais compris cette expression***
*Bêêêêêêê*


Des tremblements dans tout l'édifice indiquèrent à Jäson que la vierge venait de prendre l'escalier.

Je plains beaucoup cet homme...
Moi non, j'aime bien quand les beaux gosses s'attirent l'amour d'un monstre...

Son allusion laissa Jäson furieux, qui, pour oublier les parôles de ce 'Chäle Petïch Deämon!', s'engoufra dans l'esclaier en colimaçon. Il dut se méfier des nombreux trous et des poutres qui lui tombaient dessus à tout bout de champs. Il entendit un cri plus loin en hauteur, et accélera le pas.
Il déboula dans une salle circulaire, assez petite, avec un ameublement typique d'une chambre de petite fille: coiffeuse, lit à baldaquins avec petits coussins en forme de coeur, etc.
Le viking se gratta la chevelure, perplexe. La géant(e) se tenait devant lui, dos tourné, et l'empêchait de voir la personne qui avait crié. Il aurait juré que c'était la future Madame Prince, mais il n'en était plsu très sûr.

-Jamais, Ô monstre, vous n'aurez la main de mon fils!

Tiens, ça sentait le discours craché d'un roi, ça.

Laissez-le donc aimer ce qu'il désire! Ou je vous tue!

Là, Jäson attendait le 'jamais' du Roi, réafirmé, mais il n'en fut rien. Une silhouette s'écarta sur le côté, et Jäson contempla un homme de petite taille à la mine carrèment déconfite. La couleur rouge de son visage en forme de pomme laissait deviner la rage qui bouillonait en lui. Soudain, il sortit une dague de sa poche de robe de chambre bleu à bananes jaunes (l'emblème de ce château, vous l'aurez compris, jespère!) et se jetta dans les jambes du Géant. Sans réfléchir, Jäson s'élança, criant 'ATTENTIONNN' au ralentit. L'instant d'après, le pied de la Géant(e) se balançait en arrière, et une tache d'un rouge douteux apparut sur le mur d'en face, accompagné d'un charmant bruit de cafard écrasé.

Le roi était mort! Youpi! dansons la Carrioca! Le couple était sauf! vive les mariés!

***Maintenant, elle va se prendre un rateau de la part du fils***
*Tu en es sûr?Moi pas*


Ô mon amour, sussura le Prince,désormais que mon méchant père est mort, je peux déclarer ma flamme pour toi, ma mie, et déclarer notre union légitime!

Jäson décida de garder un air perplexe, et de ne pas se questionner plus sur ce monde de tarés. Après tout, chacun ses tendances.

-----------------------------------------------------------


Le viking fut invité au mariage, mais déclina poliment l'invitation. C'était pas son truc, les fins heureuses. Il repartit ainsi, son baluchon sur l'épaule, une cuisse da canard en guise de récompense de la part de Boucle d'Or.

Deämon, tu retiens quoi de cette histoire?
Qu'on a le droit de choisir ses tendances?
laisse tomber...

La route s'étirait devant eux, le soleil se couchant dans l'horizon. Ils passèrent devant un cactus, et Jäson se dit qu'il était vraiment un voyageur solitaire... Inspiré, et pour conclure son aventure, il se mit à chantonner, le baluchon sur l'épaule, le soleil rougeâtre devant lui, l'ombre du cactus s'étirant au loin de la forêt, vers un désert:

I'm a poor lonesome cowboy
I'm a long long way from home
And this poor lonesome cowboy
Has got a long long way to roam
Over mountains over prairies
From dawn till day is done
My horse and me keep riding
Into the setting sun


Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you're a long long way from home
Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you've a long long way to roam


There are guys who just figure
Have a problem with a gun
And a finger on a trigger
Can be dangerous, hurt someone
But problems solve much better
By keeping calm and true
My horse and me keep riding
I ain't nobody's fool


Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you're a long long way from home
Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you've a long long way to roam


I'm a poor lonesome cowboy
But it doesn't bother me
'Cause this poor lonesome cowboy
Prefers a horse for company
Got nothing against women
But I wave them all goodbye
My horse and me keep riding
We don't like being tied


Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you're a long long way from home
Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you've a long long way to roam
To roam


FIN DU CHAPITRE UN
Par Miss_Dragoon - Publié dans : Les aventures d'un néo-viking (Nouvelle)
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Dimanche 28 janvier 7 28 /01 /Jan 17:53

développé pour un forum Rpg sur l'univers d'Hp, cette nouvelle reste assez éloignée de justement cet univer d'Hp, seul le cadre a été gardé, pour rentrer dans le Rp, sinon l'histoire est tout à fait originale en soi.
Bonne lecture.


Prologue: Dëamon l'immonde malédiction perverse et trollesque


ll était une fois une bonne vicking, bien en chair, qui acoucha d'un sale môme, qui braillait tellement, à la sortie du bide de sa mère, que, pous le punir, elle lui colla, dit-on, une bonne fessée, qui, raconte-t-on, devint sa tâche de naissance. Dès qu'elle le vit, elle le nomma JÄson, parce que soit elle était bourrée, soit elle disait comme d'habitude n'importe quoi. N'empêche, Jäson grandit, et, fruit du destin, devint blond, une belle toison même!

Jäson grandit dans la tradition vicking, ses ancêtres, à en croire sa mère. Jäson, lui, ne voulait pas devenir vicking, car il trouvait la barbe hisute et la moustache trop ringarde à son goût. Non, lui, ce qu'il voulait, c'était devenir un néo-vicking, avec la crète et tout ça. (cette période de punk vicking lui passa vite, car préparer du gel pour faire tenir les cheveux à base de Kraken, c'est peu ragoûtant, et l'ensemble dégage une odeur de vomis assez atroce...).

Il vivait sur la bâteau familial, ou plutôt le 'Drakkar', un vieux bout de bois qui avançait à deux à l'heure, mais une antiquité, comme dirait les archéologues. Donc en gros un truc qui vallait pas un clou comme navire, mais des millions comme relique de musée. La petite famille, fiere sur son Drakkar, sillonait les mers du Nord, toujours allant torse nu, pour, selon sa brave mère 'apprendre à sompter le froid'. Jäson faillit mourir de 734,3 pneumonies (le virgule trois n'était en fait qu'une simple bronchite), mais sa mère ne s'en inquiéta pas plus, c'est qu'il fallait le forger, le caractère!

A dix ans, Jäson avait la peau aussi dur que du roc, et les lèvres constament gerçées. C'est à cet âge que son père l'initia à la chasse au Kraken (nommé tout simplement pêche dans le milieu vicking, tant il leur paraît simple de ramener avec un fil dentaire un monstre de plusieurs tonnes) et autre dragons des mers. Il prit en charge son gaillard, lui enseigna l'art de tailler un harpon en os sans se harponner soi-même, mais surtout à tuer au couteau à pain des créatures fort dangereuses pour un sorcier normal. C'est aux côtés de son frère, un rouquin classique à barbe, qu'il apprit aussi à manger du Kraken sans avaler les arrêtes, morceau de bois et naufragés qu'il pourrait contenir.

Hélas, son Idylle prit fin le jour de ses treize ans, à la réception, par dauphin-mail, d'une lettre de l'école Thorsgrän, modeste établissement de magie fondée par un vicking du prétencieux nom de Loki, et qui prônait l'indépendance magique de son peuple. C'est dans le cadre d'une école rustre que Jäson acquit des rudiments en matière de magie. Les salles de cours se résumaient en trois ou quatres branchâges, qui laissaient passer la pluis, la grêle, la neige, le blizzard, et les dragons de glace.

Piètre sorcier, il se tourna vers le vol, qu'il n'aimait certe pas, mais qu'il réussissait mieux que tout, et avec un talent déconcertant. C'était un prodige-né dans le maniement du balais, que ce soit en Vol ou en Sol (se dont se félicitait sa mère, comme vous vous en doutez). Il devint bientôt, à l'instar de Victor Krum, une star de quidditch, qu'il n'aimait certe pas, mais en jouait avec un tel talent que, du moment qu'il faisait gagner des sous à son équipe, personne ne discutait ses goûts.

Sa vie, qu'il trouvait bien monotone, depuis qu'on l'empêchait de regagner son Drakkar familial ("Pensez-vous! a 23 ans! Je veux pas d'un Tanguy chez moi!"), s'illumina soudainement quand il rencontra, un soir d'été, où il était cuité, une charmante Troll. Il lui fit la cour, assit sur un rocher, la main tendue de façon héroîque (et sûrement poétique, mais vu qu'il était bourré, s'était difficile à dire) vers la bouche baveuse de sa mie.

Son illumination fut cependant de courte durée, car, comme pour Poupine et Poupinette, le paternel ramena ses fesses. Voyant un inconnu, qui plus est humain, jeté à genou devant sa fille (ce que c'est indécent!), son sang ne fit qu'un tour. Il prit le bourré par la peau du cou, et, constatant que celui-ci était aussi beau qu'il ne puait l'alcool, il prit un branchâge qui lui tenait lieu de baguette, et, dans sa grosse voix de Troll méchant et bête, lui jette un vilain maléfice.

Il y'a plusieurs choses à savoir sur les Trolls: la première, c'est qu'ils ont un sale caractère (tout comme Jäson d'ailleur...), la deuxième, c'est qu'ils savent faire de la magie, la troisième, c'est qu'il en font très très mal. La maléfice fut incomplet. Le Troll, furieux de cet echec apparent (il venait tout de même de réussir à bousiller la vie de Jäson...), lança l'humain qui entamait sa phase du cuvage dans le ciel. Sans doute, sans l'aide du démon que le Troll lui avait collé dessus, Jäson se serait-il écrasé au sol (quel mort tragique cela aurait été pour un pro du balais...).
Le brave démon battit de sa seule aile jusqu'à rencontrer, plus ou moins violement la terre ferme.

Jäson se reveilla avec une gueule de bois, chose tout à fait normale, et avec une voix sortant d'on ne sait où sur sa gauche, ce qui était bien moins normal. Il ne se rendit compte de son état qu'une fois son esprit éclaircit par un bon remède de grand-mère, à base d'intestin de kraken.
Il hurla toute une journée, puis la nuit, puis le jour suivant. Il passa ensuite à l'attaque, et tenta trois fois d'écraser à l'aide d'une masse la partie de son corps qui ne lui appartenait plus...
Finalement il dut se résigner, et il accepat, bon gré mal gré, son sort. Il apprit à vivre avec un démon qui vous rappelle constament que vous avez du poil au dos, qui n'arrête pas de vous interrompre et fume plus de clopes que vous...
Dëamon, tel est son nom, s'incrusta donc comme un homard dans la salade dans la vie de Jäson, et devint en quelque sorte le compagnon le plus pénible de la Terre (surtout que ce démon ce plait à parler sans cesse, et à remuer de l'aile, voires faire des geste obcènes en présence de "jolie minette").
Vous comprenez maintenant la raison de son comportement, Dëamon commençant à déteindre sur lui.

Inutiles de vous préciser que sa carrière de Quidditchman se termina au bout d'une semaine, quand on apprit qu'on sort lançé par un Troll, tellement il est mal lançé, on ne peut le defaire...


Par Miss_Dragoon - Publié dans : Les aventures d'un néo-viking (Nouvelle)
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Vendredi 26 janvier 5 26 /01 /Jan 18:35
Yo les moules! je remets enfin du frais sur mon blog! enfin, quand je dis du frais...c'est plutôt du déjà maché, déjà ingurgité!

Voilà un avatar pour l'un des mes personnages de Rp. C'est une folle, lycanthrope qui adore emmerder le monde et est vulgaire. Tout à fait le genre de personnage que j'adore. Quelqu'un m'a dit 'elle a la coupe de cheveux à Sasuke!'. Je tiens à dire que non, ce n'est pas fait exprès...les yeux à la Ryuuzaki je veux pas dire non, il m'a beaucoup inspiré ce personnage de Death Note, mais Sasuke...
'Fin chui contente, j'ai pas trop loupé les doigts, ni la langue pour une fois. Juste la queue qui est bof.

Ah et voici un autre! Eva Hennig. Une sadique à l'intelligence démeusurée. Machiavélique à souhait. Rhhhha je trouve que le visage se barre en couille. Pfffff. Enfin, j'adore la cravate à rayures, ça me fait penser aux moules qui dansent sur la plage en bikinis à pois. A moins que ça ne soit l'histoire sombre et triste du terrifiant poisson-clown...aha , je dis n'importe quoi, et vous allez fuir, pauvres fous que vous êtes.
Mais ne le courrez pas tout de suite, car un dernier dessin arrive.

Voilà le dernier, je l'ai fait en Anglais, mais faut pas le dire chuuuuuut. Ah ça me tue, en ce moment j'ai pas vraiment d'inspi et j'ose vous ressortir des trucs fait y'a deux semaines! Honte à moi! Honte aux Moules! Honte aux babouins! Honte à Spinoza! Haem...les études me montent au crâne des fois...
Par Miss_Dragoon - Publié dans : RS-Line-art
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Vendredi 5 janvier 5 05 /01 /Jan 19:01
Pfiiiiiou j'ai des tonnes de dessins qui s'entassent sur mon bureau, mais, comme vous pouvez le constater, j'ai une flemme monstre de les mettre sur l'ordi, et donc, sur mon blog...enfin, j'ai quand même scanné un chtit gars, histoire de vous montrer le travail que je fais en ce moment sur la perspective et l'utilisation de plusieurs points de fuite.

C'est énervant, over-blog met tout en petit format -_____-, donc je mets aussi un link. C'est grâce à ma chère soeur que je me suis mise au boulot de ce point de vue là. Je m'essaye auxc paysages maintenant, et n'arrête pas de contempler avec émerveillement ce livre qui recèle tant de secrets!
J'avais déjà un bouquin pour dessiner les personnages (Dessiner les Mangas-le crops humains), mais celui-là va m'aider d'avantage, avec tous les conseils pour faire de beaux paysages, de splendides points de fuites etc.

Ci-dessus, second essai sur deux points de fuites, qu'on peut prolonger aisément par les lignes du sol. Le personnage devait être un hommage aux nombreuses séries de vampires que je connais (Hellsing, Black Blood Brothers surtout), mais c'est un peu raté. je me suis rendu compte en dessinant le chapeau, et le motif du chapeau, que ce truc ressemblait non pas au Choixpeau dans Hp, mais à un démon dans une très très vieille série animée qui passait sur la 6 quand j'était gosse. Un truc avec des insectes géants, m'enerve, je trouve pas le nom -____-'... 'Fin bref, je pensais faire une colo sous Toshop, mais faut que j'y réflechisse encore, histoire de pas dire trop de couilloneries d'un seul coup! (avec les deux paragraphes du dessus ça va être dur...).

L'idée du dessin est simple, le bonshomme vient de tirer sur la croix (z'avez vu, il a le flingue qui fume, il a le flingue qui fume il a...hum...), on voit des trucs qui sont censés être des douilles par terre (infichue de savoir à quoi ressemble vraiment une douille, terrible hein?), et du sang à ses pieds, mais aussi sur le bout de sa langue (oui, le truc long tout blanc, c'est une langue, me demandez pas pourquoi je l'ai fait tout le temps aussi longues...). Y'a des impacts de balles sur la croix, et des corbeaux (je précise avant qu'on me demande ce que c'est ^___^) dessus. Vala!
Par Miss_Dragoon - Publié dans : RS-Line-art
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Mardi 26 décembre 2 26 /12 /Déc 14:09
Joyeux Noyel à tous!
Bientôt je vous ferais le récit complet de mon voyage en Angleterre sous le brouillard glaçé et morbide qu'on lui connait! Mais en attendant les photos terrifiantes et édifiantes de ce séjour, un petit dessin fait pendant le voyage de retour en ferry. Bon, la mer était agitée, j'avais la nausée, mais pas assez pour aller m'emparer d'un de ces magnifiques sac à gerbe si prolifiques à bord du ferry!
Je l'aime bien ce petit, exactement ce que je voulais faire! Enfin, la langue n'est pas assez longue à moin goût, elle ne pend pas assez, je vais devoir faire un autre dessin, ça veut dire, mon bon monsieur!
-_______-'
Par Miss_Dragoon - Publié dans : RS-Line-art
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Mardi 12 décembre 2 12 /12 /Déc 18:20
L'autre fois, je suis allé sur la blog de Zorro *un cavalier, qui surgit de la nuit, court vers l'aventure au GALOP, son nom il le signe...* heum... je disais donc, oh, un avion!
Oui, restons sérieux dans les débats tout de même, même s'il n'y en a pas xD.
Après avoir montré un de mes dessins morbide à ce cher Irma, il m'a affirmé qu'il manquait sérieusement de Modjo. Ah! Misère! je savais qu'il avait raison (et pis c'est Irma quand même, elle sait tout, vois tout, sauf sa couillonerie) donc je me suis rassise à ma table, j'ai pleuré de desespoir, j'ai pris mon crayon, et me suis mise à dessiner (à vous de démeler le vrai du faux).
A 23h02, voilà ce qui est sortit:
Mouaif...enfin, j'ai continué sur ma lançée zouhouuuuuuuuu
Et le lendemain, après une moche de journée à réviser pendant trois heures ma géographie sur la façade Nors altantique de l'amérique du Nord (court le titre de chapitre!)
On dirait que j'ai badé dimanche...ça alors! Je repensais à un reportage sur l'anorexie en fait, et j'ai trouvé ça tellement affreux, que j'ai dessiné mon impression sur le sujet...
Par Miss_Dragoon - Publié dans : RS-grisés et autres
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Lundi 11 décembre 1 11 /12 /Déc 18:40
Présentation des personnages:

de gauche à droite:
Steeve le poirot, alias Boucle d'Or-le Meilleur-Frostine
Brandon le haricot vert, alias Winnie the poof-Roule_du_cul
Jean_Marc le petit pois, alias Popolipo-Dew-Barbie_trottoir_wear et Pine (merci Poyel pour ce charmant surnom-___-)
Pamela la carotte, alias Gweendo la barbare
Mickealine l'aubergine androgyne, alias Coco frigo
Et, pour finir, Harvey le navet, alias Lolo-Lio-Yannick Voulzy-Ptit Merdeux

Avertissement

Cette bd n'est pas conseillée pour les âmes sensibles. On a beau être des légumes, c'est assez hard. Donc si vous êtes choqués, vous pourrez vous en prendre qu'à vous, parce que je vous aurais prévenu, NHA!

Résumé des épisodes Précédents
(bha oui, comme je suis pas logiques, on va  commencer par l'épisode quatre)

Jean-Marc est Pamela, après une longue discussion, se sont jettés à la figure tout ce qu'ils pensaient d'eux. On apprend que Pamela à des hémorroides, et que Jean-Marc est impuissant, et que face à cette impuissance, Pamela a décidé de prendre un amant, qui est Brandon, le meilleur. Or Brandon est aussi l'amant de Jean-Marc, qui ne supportait plus les hémorroides de Pamela. Le premier épisode se conclut par un fabuleux triangle amoureux, et un plan à trois.
Nos deux légumes rencontrent alors Mickealine, una aubergine androgyne qui s'était fait enlevé ses parties génitales masculines, quand elle s'appelait encore Mickeal et était à ce moment amant de Jean-Marc.
Finalement, Pamela, Mickealine et Brandon concluent que Jean-Marc est bien un impuissant. Celui-ci tente alors de se suicider du haut d'un pont, et personne ne l'en empêche. Il s'écrase, et Pamela fait cette remarque pertinante 'Bha qu'est-ce que tu attends pour rebondir?'.Durant tout l'épiosde, un Navet, curieux devant ces légumes 'aux moeurs débridées', les suit en filature.
Bref, Jean-Marc se retrouve à l'hosto, le navet se déguisant en Infirmière pour approcher de plus près ces gens zarbs...

Episode quatre, mais un: l'infirmière était un infirmier
Par ici

Episode cinq: le mariage tadadadam
Par ici les moules!

PS: Quelqu'un un jour m'a dit que les filles étaient graçieuse, je lui avait dit que je lui prouverais le contraire, voilà ma preuve!
Mme Irma, tu te reconnaitra (tirage de langue).
Par Miss_Dragoon - Publié dans : Les feux du potager (BD)
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Jeudi 7 décembre 4 07 /12 /Déc 20:11
Première partie d'une série sous forme de dialogue qui promet d'être longue. Pour ceux qui n'aurait pas lu 'le vampire et Moi', je leur conseil vivement de commencer par le début, et donc d'aller trouver le texte, dans la section 'nouvelles'. Vala. Aux courageux, je souhaite bonne lecture.

Soirée D’enfer


-C’est tout ce que vous avez trouvé ? un vendeur de hot-dog ? Vous avez une notion assez particulière du terme ‘restaurant’.
-Désolé, il est minuit, et à moins que vous ne vouliez rentrer dans un bar branchouille ou un club de strip-tease, c’est tout ce qu’il y’a.
-Ne vous braquez pas ! mais la prochaine fois, sachez que séduire une pauvre victime et lui promettre un resto pour ensuite lui présenter un hot-dog, laissez-moi vous dire que ça craint un max.
-Ce conseil m’est des plus précieux.
-Oh ! arrêtez avec vos grands airs. Je vois très bien que vous vous foutez de moi !
-Moi ? je n’oserais
-Voilà, vous continuez ! ce que vous pouvez être énervant !
-Merci ,le compliment me va droit au cœur.
-…
-Qui y’a-t-il ?
-Votre sourire, j’ai jamais vu quelqu’un qui soit aussi hilare devant ce que je lui dit.
-Et bien ,je vais prendre ceci pour un compliment.
-Vous avez souvent réponse à tout, comme ça ?
-Qui de nous deux a toujours réponse à tout ?
-Vous savez quoi…
-Non.
-Vous n’étiez pas censé répondre.
-ho ? pourtant, c’était bien une question ?
-Non, une expression !
-J’adore les expressions, pas vous ?
-Quel rapport avec le shmilblik ?
-Aucun, j’essaye d’introduire une conversation.
-Comme c’est touchant !
-Vos sarcasmes sont toujours aussi adorables.
-Vous dites de certaines personnes qu’elles sont mazos, mais vous n’êtes pas mieux.
-Je ne vois pas où vous voulez en venir…
-Ouais, c’est ça, et les paquerettes sniffent de l’herbe.
-Je n’étais pas au courant.
-Vous le faites exprès ou quoi ?
-Quoi donc ?
-Ce regard intensivement surpris.
-Non…
-Ah je vois ! Mosieur esquive le sujet !
-Quel sujet ? je crains de ne perdre la mémoire…
-Pas grave, je vais vous la rafraîchir.
-Grand merci.
-Je disais donc, vous êtes encore plus mazo que moi.
-…
-Qu’est-ce que vous attendez pour répondre ?
-Vous ne m’avez pas posé de question.
-Et vous allez pas vous défendre ?
-Sur quoi ?
-Sur ce que j’ai dit.
-Je ne vois pas l’intérêt de se défendre d’une accusation non-fondée.
-Je vois…
-Tant mieux pour vous.
-Tiens, regardez, qu’est-ce que c’est ?
-Je crois que c’est un mort.
-Vous dites ça comme on dit ‘chérie, je vais boire mon café’.
-Je ne dis jamais ‘chérie, je vais boire mon café’.
-Non, vous dite ‘je crois que c’est un mort’, c’est pire, dans un certain sens.
-Il ne bouge pas beaucoup.
-Bravo Einstein ! En même temps, vous avez affirmé qu’il était mort, je ne vois pas pourquoi il remuerait le petit doigt…
-…vous ne savez rien des morts, mademoiselle.
-Hum, je ne me sens pas très rassurée, tout d’un coup. Est-ce du au mort, ou à vous ?
-Peut-être des deux.
-Hey ! vous comptez quand même pas le toucher !
-Non, je m’approche juste, on n’y voit goutte, dans la nuit.
-Et c’est un vampire qui me dit ça…
-Il a été décapité.
-‘Chéri, tu me passes le sucre ?’
-Pardon ?
-Non, rien, j’illustre juste votre ton de voix.
-Vous non plus n’avez pas l’air choquée par ce mort…
-Bha j’ai l’habitude, je suis flic, je vous rappelle.
-Et vous comptez appeler quand vos supérieurs ?
-Attendez, je viens examiner de plus près, ne bougez pas. Mmmmmh
-Que signifie ce ‘mmmh’ ?
-‘Pouah, c’est dégueulasse’. Il a saigné sur tout le macadam. Les agents d’entretien vont être content, tiens.
-Je suis heureux de savoir que le sort des agents d’entretien vous intéresse.
-Vous avez déjà nettoyé du sang ?
-Oui.
-Merde, vous étiez censé répondre non.
-Pourquoi ?
-Pour que je vous sorte toute une explication glauque sur comment on nettoie le sang, que ça colle, qu’il faut bien faire attention aux fringues etc.
-Et ça aurait servi à quoi ?
-A faire bien.
-Dans quel but ?
-J’adore les séries, et les petites répliques pour renseigner le spectateur.
-Donc, si je suis votre raisonnement, vous vouliez m’expliquer comment nettoyer du sang dans le seul but d’imiter vos héros de séries ?
-Bha ouais, ça aurait fait bien.
-…
-Arrêtez ce sourire, ou je vous décoche un crochet du droit !
-Je vous attend. Bon, c’est pas tout, mais on va pas le laisser à l’air toute la nuit ?
-Vous voyez, vous voulez que je vous frappe.
-Non, qu’on fasse quelque chose avec ce mort.
-Non, laissez le se vider de son sang, et éclairons ce point obscure sur votre personnalité.
-Dis-donc, ça veut dire que je vais rester là encore longtemps ?
-Ta gueule le mort…le mort ?
-Je vous l’avez bien dit, les morts ne sont pas toujours morts.
-Que c’est profond, ce que vous dites.
-Je sais.
-Bon, on pourrait revenir à mon cas ?
-Comment vous faites pour parler, sans tête ?
-Je sais pas, quel intérêt à cette question ?
-Normalement, mais je commence à croire que rien n’est normal, les morts restent des morts, les vampires n’existent pas, les gens décapités ne peuvent pas parler et les éléphants ne se déguisent pas en fraises des bois.
-Vous en déduisez qu’il y’a donc des éléphants qui se déguisent en fraises des bois ?
-Non, je disais ça juste pour le fun.
-Remarquez, j’ai déjà vu des éléphant déguisés en mures, ça compte ?
-Les décapités sont-ils toujours d’aussi fin blagueurs ?
-Je sais pas, je ne le suis que depuis une heure.
-Ah, c’est donc pour ça qu’il n’y a pas encore d’odeurs.
-Vous êtes charmante sur les détails.
-Je ne vois pas ce qui vous choque. J’aurais très bien pu lancer ‘hum, les mouches n’ont pas encore pondues d’œufs dans ses entrailles, mais observez, voilà un ver qui ronge le chair de son cou !’
-C’est marrant, vous l’avez quand même dit.
-Dans un certain sens, oui, mais strictement, non
-J’ai un ver dans mon cou ?
-Non.
-J’ai un ver dans mon cou !
-Aïe, il gigote dans tous les sens, s’il continue comme ça, il va aussi perdre les bras.
-Le pauvre a perdu la raison.
-Je pencherais plutôt pour la tête…
BLONG
-Aoutch la poteau, ça doit faire mal.
-Je vous trouve bien compatissante, ce soir.
-Ce type s’est fait décapité, il n’est toujours pas mort, il perd la tête et se prend un poteau, ça fait beaucoup non ?
-J’aimerais bien que vous soyez aussi gentille avec moi. A moins que vous ne préfériez les cadavres frais.
-Vous m’accusez de nécrophilie ?
-Vous êtes sur la bonne voie, en tous cas.
-Oui, c’est sûr, avec vous, je plonge droit dedans.
-Soyez polie tout de même, je ne suis pas un véritable cadavre pourrissant sur pattes.
-Non, mais vous devriez l’être…
-Je vais prendre ça de façon positive.
-Faites, les illusions, ça rend l’espoir, et l’espoir fait vivre…enfin, dire ça à un mort, ça fait bizarre…
-J’ai un ver dans mon cou !!!!!
-Voilà qu’il s’y remet.
-Mais abattez-le, il va ameuter tous le quartier !
-C’est vous l’agent de l’ordre public, je vous laisse faire.
-Parce que vous pensez que lui passer des menottes réglera le problème ?
-Parce que vous croyez qu’on peut tuer un homme sans tête ?
-Vous avez trop regardé Sleepy Hollow.
-Je ne connais pas.
-Vous devriez, Johnny Depp qui sort d’une maison couvert de sang, ça vaut le coup d’œil.
-Ce que vous êtes perverse…
-Avouez que vous aimez ça, sinon vous seriez pas encore accroché à mes basques.
-Je pourrais aussi vous mordre, et donc vous tuer.
-Alors vous voulez vraiment me bouffer.
-‘Chéri, tu peux me passer le sucre’.
-Pardon ?
-Excusez-moi si je vous emprunte vos expressions. Vous n’avez pas l’air terrifiée, je voulais l’illustrer.
-Abstenez-vous, la prochaine fois, vous empruntez très mal.
-Vous continuez à m’insulter alors que vous savez que je suis un monstre.
-La Moussaka géante est un monstre aussi, pourtant elle me fait rire.
-Dois-je me sentir offensé ou flatté ?
-Les moussakas sont très bonnes.
-Je sens venir un ‘mais’.
-Mais question beauté, ça ressemble assez à du vomis sanguinolant. En fait, ça vous décrit assez bien.
-Merci.
-J’ai un VER DANS MON COU !
-Dommage qu’il ait plus de bouche…
-pourquoi ?
-On pourrait la coudre, et l’empêcher de parler.
-C’est le problème des décapités, ils sont trop bavards.
-C’est assez paradoxal, tout de même.
-Je vous ai raconté ma rencontre avec Mister Helsing ?
-Non, et ne dites rien, j’ai pas envie de savoir.
-Dommage, et l’histoire de la tête qui parle ? (véritable film !)
-N’insistez pas, j’ai ma dose de décapités pour la soirée.
-Qui vous dit que Helsing fut décapité ?
-Mon petit doigt, et mon petit doigt ne ment jamais.
-Vous faites un transfert sur votre petit doigt ?
-Arrête ta psychologie de bas étage, Croc Blanc, et tous le monde ira mieux.
-C’est étrange, c’est bien la première fois que vous me tutoyez.
-Croyez-moi, je ne voulais pas devenir grossière avec vous.
-Pourquoi donc ?
-Vous êtes bien un mec…
-Je ne vois pas la rapport.
-Votre sourire étendu jusqu’aux oreilles me dit le contraire.
-Tiens, ce n’est plus votre petit doigt qui vous renseigne.
-Vous esquivez à merveille les sujets dites-moi !
-Avec vous, il le faut bien.
-UN VER UN VER UN VER !
-Je l’avez presque oublié, celui-là…
-Moi aussi, vous êtes si passionnante comme humaine
-Ouais, tu parles Charles !
-Que faites-vous ?
-Ca se voit pas ? Je prend mon flingue.
-Vous voulez lui trouer la poitrine ?
Blam blam blam
-Ah, je vois…
-Il commençait à me saouler, à danser la farandole sur le trottoir non-stop.
-Il n’a plus de jambes, maintenant.
Blam blam blam
-Pourquoi lui avez-vous ôté les bras ?
-Il gesticulait trop.
-Logique…
-LACHES ! VENEZ VOUS BATTRE SI VOUS ETES DES HOMMES !
-et l’autre ! comment il pique les répliques de Sacré Graal !
-C’est un homme-tronc.
-Vous dites ça comme on lance une dédicace à quelqu’un…
-Ah ? ça l’a échappé tout seul, comme si quelqu’un parlait à travers ma bouche.
-Jeanne d’Arc, réveille-toi !
-La pucelle d’Orléan entendait des voix, elles ne parlaient pas à travers elle.
-Le savoir, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale.
-Je ne prétends pas au moins détenir le savoir
-Vous me ressortez Aristote ou je rêve ?
-Si vous rêvez, vous avez l’esprit très tourmenté.
-Merci de me le faire remarquer.
-Mais de rien.
-COUARDS, LACHES !
-Il ne manquerait plus qu’un lapin carnivore, et on aurait la totale.
-Aurais-je la berlue ou serait-ce un homme portant une saucisse et un marteau qui s’approche de nous ?
-Je pencherais plutôt pour une faucille et un marteau, et un air de communiste notoire.
-Il pourrait être ouvrier.
-Vous avez quelques siècles de retard. L’époque de l’enclume et du forgeron est passée.
-Que se passe-t-il ?
-Mais qu’est-ce qui se passe ?
-Je suis le méchant, et je vais tuer Sarah Connor.
-C’est à côté.
-Merci.
ARRRRRRRRRRRG
-Cette nuit ressemble fort à un patchwork désagréable d’éléments disparsses de ma culture…Si vous vous mettez à chanter ce rêve bleu, je crois que j’irais me coucher…
-Vous avez vu, le ciel est magnifique, je n’y crois pas, c’est merveilleux…j’aimerais qu’il dure toute la vie…
-Ca y’est, c’est foutu…
-Mmmh ? le communiste est parti tuer une pauvre jeune fille, et nous avons toujours l’homme-tronc sur les bras…que faisons-nous ?
-Vous voulez bien me payer un verre ?
-Du jus d’orange, je suppose ?
-Non, un doigt de…
-Vous voulez pas prendre un verre d’abord ?
-…doigt de Whisky…vite, ou je meurs…

Par Miss_Dragoon - Publié dans : Le Vampire et Moi (petits dialogues à croquer)
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